Quand vous faites appel à un tapissier, c’est un savoir-faire historique que vous sollicitez. Dans la réfection traditionnelle, les outils, les matériaux et les compétences n’ont quasiment pas changé depuis des siècles.
Les techniques
Contemporaine
La tapisserie contemporaine utilise des mousses de densités différentes selon la forme du siège et le confort souhaité.
Traditionnelle
La tapisserie traditionnelle repose sur l’utilisation de ressorts et de crin animal ou végétal. La forme de la garniture respecte celle du siège et de l’époque d’origine.
Le processus
Chaque projet est différent, mais voici un exemple de processus de restauration en traditionnel typique, étape par étape.
Le sanglage
C’est une plateforme de sangles tendues et fixées avec des semences. Il s’agit de la base sur laquelle viendra reposer la suite de la garniture.
Le guindage
Il s’agit de maintenir ensemble les ressorts avec des cordes à guinder, nouées à ceux-ci. C’est grâce à cette étape qu’on obtient une souplesse dans l’assise, pour plus de confort.
La garniture
Je pose du crin végétal ou animal sur une toile posée au préalable sur le guindage. Le crin est cardé* dans le but d’obtenir un beau volume uniforme.
* Carder signifie démêler et aérer le crin pour qu’il soit plus facile à travailler par la suite.
Le piquage
C’est cette étape qui donne à l’assise sa forme finale, en venant « comprimer » le crin. Selon le type de fauteuil (Louis XVI, Louis XIII, tabouret de piano…), la forme du piquage sera différente.
La mise en blanc
Étape où la structure de la garniture d’un siège est entièrement terminée et recouverte d’une toile blanche, en attente de la couverture finale.
Pose de ouate
Pose d’une couche de ouate, pour lisser et uniformiser la surface de la garniture.
La couverture
Pose du tissu final, choisi par le client.
La finition
En dernière étape, la pose de galons ou de clous décoratifs, ou, comme sur cet exemple, un double passepoil.